Ton ventre sur mon dos
Ton nez dans mon cou
Des chansons que tu fais jouer ici et là
Des notes dans ma tête et dans les draps.
mardi 20 septembre 2011
vendredi 9 septembre 2011
T'as mis de la tapisserie fleurie dans mon coeur
Au moment où j'écris ces lignes, je suis sous les mille ampoules qui illuminent le parc de la Place Pasteur. Je viens de vivre une de ces parcelles de vie où on se dit qu'on pourrait rester ici toute la vie, à cet endroit précis et à vivre ce moment. Mais ce genre de période a souvent un temps indéfini et il faut s'en détacher si on ne veut pas pleurer par la suite. J'ai donc pris une grande respiration et j'ai vécu le moment à fond.
Je me suis couchée sur le dos, toujours dans le parc. J'ai pris un crayon et j'ai calculé la distance entre mes rêves et mon coeur, et tu étais là, au milieu. Je t'ai vu, t'avais l'air un peu perdu. T'avais un t-shirt rayé bleu et blanc. Mais tu me souriais, t'avais l'air confiant tout de même.
Ensuite j'ai décidé d'aller poser de la tapisserie fleurie sur les murs de l'appartement. Un peu comme lorsqu'on passe à une autre étape de notre vie et qu'on veut du changement.
Je me suis couchée sur le dos, toujours dans le parc. J'ai pris un crayon et j'ai calculé la distance entre mes rêves et mon coeur, et tu étais là, au milieu. Je t'ai vu, t'avais l'air un peu perdu. T'avais un t-shirt rayé bleu et blanc. Mais tu me souriais, t'avais l'air confiant tout de même.
Ensuite j'ai décidé d'aller poser de la tapisserie fleurie sur les murs de l'appartement. Un peu comme lorsqu'on passe à une autre étape de notre vie et qu'on veut du changement.
vendredi 19 août 2011
Une robe de princesse
J'aurais aimé t'écrire. Mais la vie me paraissait si compliquée à l'époque, comme si on devait à tout prix suivre les règles, une par une, à la lettre. Comme si la vie avait un manuel d'utilisation.
Pis là j'ai compris quelque chose, j'ai compris que je pouvais agir simplement, que pour moi, sans penser réellement aux autres ou même aux conséquences. Sans réfléchir. Juste penser avec mon coeur. Faire ce qui me plait, selon ce qui va me rendre heureuse.
Un peu comme une enfant dans sa petite robe blanche, qui peint sa première toile, couchée à plat ventre sur la table de la cuisine. Elle glisse ses doigts, un à un, avec des couleurs différentes, selon ce qui lui plait, selon comment elle le sent. Avec concentration et précision, elle peint et rien ne pourrait la déranger à ce moment précis. Elle ne réfléchit pas à si ses parents et amis aimeront le résultat final, à si elle pourrait se tacher ou renverser un pot par terre sur le nouveau carrellage. Elle le fait pour elle et le moment vécu est mille fois plus important que ce que cela donnera à la fin, encadré dans la maison familiale.
Et c'est à cause de tout ça que j'ai décidé d'aller te voir, toi pis ton maudit sourire qui me rend heureuse comme une fillette de cinq ans dans sa première robe de princesse.
Pis là j'ai compris quelque chose, j'ai compris que je pouvais agir simplement, que pour moi, sans penser réellement aux autres ou même aux conséquences. Sans réfléchir. Juste penser avec mon coeur. Faire ce qui me plait, selon ce qui va me rendre heureuse.
Un peu comme une enfant dans sa petite robe blanche, qui peint sa première toile, couchée à plat ventre sur la table de la cuisine. Elle glisse ses doigts, un à un, avec des couleurs différentes, selon ce qui lui plait, selon comment elle le sent. Avec concentration et précision, elle peint et rien ne pourrait la déranger à ce moment précis. Elle ne réfléchit pas à si ses parents et amis aimeront le résultat final, à si elle pourrait se tacher ou renverser un pot par terre sur le nouveau carrellage. Elle le fait pour elle et le moment vécu est mille fois plus important que ce que cela donnera à la fin, encadré dans la maison familiale.
Et c'est à cause de tout ça que j'ai décidé d'aller te voir, toi pis ton maudit sourire qui me rend heureuse comme une fillette de cinq ans dans sa première robe de princesse.
samedi 23 juillet 2011
Sauvage
Et tout cela s'était produit dans le flou le plus total, à se demander si tout cela était bien arrivé, si tout cela n'avait été qu'un rêve. Les constellations lui faisait de l'oeil, elle n'arrivait pas à s'assoupir. Elle n'avait qu'en tête les ruelles sombres où elle l'imaginait, où elle aurait aimé lui tendre la main.
Elle avait besoin de lui, il avait besoin d'elle. Pourquoi était-ce si compliqué alors? Pourquoi fallait-il qu'ils s'éloignent l'un de l'autre, un peu plus, à chaque fois?
«Mais toi, tu ne sais pas comment t'y prendre. Ta gorge se resserre, et ton cœur bat de plus belle, alors que tes yeux sont sur elle.»
Elle avait besoin de lui, il avait besoin d'elle. Pourquoi était-ce si compliqué alors? Pourquoi fallait-il qu'ils s'éloignent l'un de l'autre, un peu plus, à chaque fois?
«Mais toi, tu ne sais pas comment t'y prendre. Ta gorge se resserre, et ton cœur bat de plus belle, alors que tes yeux sont sur elle.»
lundi 27 juin 2011
Dans les racines
J'en avais pas envie, mais j'ai ouvert mon cahier et j'ai commencé à griffonner des lignes, puis des lettres et enfin des mots cohérents, s'enboitant les uns dans les autres et formant des phrases. Écrire. Écrire des histoires, des trucs de toutes sortes. Juste pour se prouver qu'on est encore là, qu'on est encore en vie.
Mais j'étais triste quand même. J'avais cette même grosse boule dans le ventre qui me faisait mal depuis un bout de temps déjà.
La tristesse mesdames, la tristesse messieurs. La tristesse.
- Alex Nevsky
Mais j'étais triste quand même. J'avais cette même grosse boule dans le ventre qui me faisait mal depuis un bout de temps déjà.
La tristesse mesdames, la tristesse messieurs. La tristesse.
- Alex Nevsky
mercredi 23 mars 2011
Vers l'inconnu
Je n'ai jamais été aussi forte qu'on ne le croit. Je pourrais me noyer dans mes larmes, si on ne m'arrêtait pas. Je pensais pouvoir y arriver, passer à travers ça... mais non. Et pourquoi tant d'absence d'écrits sur ce blogue dans les derniers mois? Car la vie m'en veut, faut croire. Je suis présentement incapable de faire l'une des choses qui me plait le plus : écrire. C'est vrai, qui ressent de l'amertume peut écrire de bien belles choses. Mais lorsque seulement essayer de respirer dans cette vie est difficile, alors écrire devient superflu. Je sais pas trop ce qui se passe, ca va pas.
«Il y a des personnes qui se sentent indignes d’être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n’ouvrir aucune brèche au passé. »
-Alex, Into the Wild
«Il y a des personnes qui se sentent indignes d’être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n’ouvrir aucune brèche au passé. »
-Alex, Into the Wild
vendredi 7 janvier 2011
La table tournante
La table tournante jouait un vinyle d'un groupe des années soixante-dix dont je ne connaissais pas le nom. J'étais assise dehors à te regarder déguster ta crème glacée. Ta langue allait ici, puis là, un peu sur le même rythme que la musique de la table tournante. Tu me rendais folle.
J't'aurais embrasser, juste là, sur le perron qui menait au magasin de vinyles.
J't'aurais embrasser, juste là, sur le perron qui menait au magasin de vinyles.
vendredi 19 novembre 2010
Idéalement
J'aimerais que Jean Leloup soit dans mon salon, chantant la vie, jouant l'amour. Ça m'étourdirait, ça calmerait ma fièvre, ça me consolerait. Je l'écouterais idéalement dans les bras de maman, comme si j'étais encore une enfant, comme si le temps pouvait encore s'arrêter lorsque sa tête se colle contre la mienne. Elle me chuchoterait à l'oreille que tout ira bien, que tout va finir par s'arranger. Je pleurerais, je pleurerais de grosses larmes chaudes, mais ça me ferait du bien.
Mais là je suis seule dans mon salon, à pleurer devant l'ordinateur. Je veux de l'amour.
Mais là je suis seule dans mon salon, à pleurer devant l'ordinateur. Je veux de l'amour.
samedi 2 octobre 2010
La vie de station en station
Je pensais à notre dernier baiser, à Berri-Uqam. Cet endroit où tout se passe. De beaux moments comme des mauvais. Cette place où tout se rencontre, tout se croise, tout arrive, tout repart, tout débute, et tout se termine (souvent en larmes).
Berri-Uqam, cette station où l'avenir, le présent et le passé se rencontrent. Pas toujours comme on le voudrait.
«On ne choisit pas toujours la route, ni même le moment du départ, on n'efface pas toujours le doute, la vieille peur d'être en retard, et la vie est si fragile...»
- Luc de la Rochelière
Berri-Uqam, cette station où l'avenir, le présent et le passé se rencontrent. Pas toujours comme on le voudrait.
«On ne choisit pas toujours la route, ni même le moment du départ, on n'efface pas toujours le doute, la vieille peur d'être en retard, et la vie est si fragile...»
- Luc de la Rochelière
vendredi 30 juillet 2010
Un beau déluge
C'est dans l'appartement 2 que l'eau débutait sa course. Elle dévalait ensuite l'escalier en faisant de chacune des marches une chute gracieuse. Un beau déluge qui finissait à la porte de l'entrée principale. C'était joli à voir.
Je l'imaginais ainsi car son t-shirt rayé lui donnait un air de matelot. Il était grand et ses longs bras dansaient autour de lui. Le regarder, ça m'apaisait. Ses cheveux en bataille me rappelaient la mer mouvementée, qui réfléchtit le soleil et évapore les rêves. Sa démarche, ses yeux étincelants et sa barbe de trois jours le rendaient énigmatique.
Je le regardais descendre, encore et encore, comme une pluie rafraichissante qui s'abbattait sur le parquet de l'immeuble humide. Il m'a tenu la porte, m'a laissé passer, m'a regardé droit dans les yeux, avec un petit sourire ambigu. Trois secondes. La vie. L'espoir.
Je suis restée immobile sur le trottoir à le regarder disparaître dans la ville, à me dire qu'au fond, tout ne va pas si mal.
Je l'imaginais ainsi car son t-shirt rayé lui donnait un air de matelot. Il était grand et ses longs bras dansaient autour de lui. Le regarder, ça m'apaisait. Ses cheveux en bataille me rappelaient la mer mouvementée, qui réfléchtit le soleil et évapore les rêves. Sa démarche, ses yeux étincelants et sa barbe de trois jours le rendaient énigmatique.
Je le regardais descendre, encore et encore, comme une pluie rafraichissante qui s'abbattait sur le parquet de l'immeuble humide. Il m'a tenu la porte, m'a laissé passer, m'a regardé droit dans les yeux, avec un petit sourire ambigu. Trois secondes. La vie. L'espoir.
Je suis restée immobile sur le trottoir à le regarder disparaître dans la ville, à me dire qu'au fond, tout ne va pas si mal.
mercredi 21 juillet 2010
Compote
J'ai l'impression que ça fait cent ans que je n'ai pas écrit. Montréal en bordel. Ma chambre en bordel. Ma tête en bordel. Des larmes affreuses sur mes joues. Le soleil dessine le contour des nuages dans le ciel gris au coin de Crémazie et de Berri. Je tends la main et pourtant, je n'ai qu'en tête une seule personne qui pourrait la prendre. Les journées sont futiles, chaque minute m'exaspère dans cet appartement où le plafond noir semble vouloir m'enterrer vivante.
lundi 10 mai 2010
Rêves
Engouffrons-nous dans les matins de rosée, toujours et encore. Rentrer aux petites heures du matin après avoir été avec toi toute la soirée, toute la nuit.
J'ai envie de déambuler sur le tapis rouge de ma propre vie, avec un air musical fou et des étoiles qui tombent du ciel rose bonbon.
Seras-tu toujours là au bout de l'allée?
J'ai envie de déambuler sur le tapis rouge de ma propre vie, avec un air musical fou et des étoiles qui tombent du ciel rose bonbon.
Seras-tu toujours là au bout de l'allée?
dimanche 9 mai 2010
Des fleurs dans la tête
Immobile. Le teint blafard. Rue principale. Je ferme les yeux. Je fume un cigare à la pêche. Tout m'importe peu, car de toute façon tout est trivial en ce monde. La pluie coule sur mes joues, puis sur mes lèvres et dans mon cou. Tout ça mêlé à des larmes. De joie? De peine? De peur?
Le ciel panaché me fait de l'oeil. Puis me revoilà dans mes pensées. Je repense à ce soir-là. Le soleil dans mes cheveux et dans mon visage me faisait du bien. Et quand on a tourné à droite, il rayonnait dans tes boucles blondes et je n'ai pu m'empêcher de sourire.
Penser à toi ça me fait du bien.
Le ciel panaché me fait de l'oeil. Puis me revoilà dans mes pensées. Je repense à ce soir-là. Le soleil dans mes cheveux et dans mon visage me faisait du bien. Et quand on a tourné à droite, il rayonnait dans tes boucles blondes et je n'ai pu m'empêcher de sourire.
Penser à toi ça me fait du bien.
jeudi 15 avril 2010
Propulsée par toi
Et si notre vie était un film? J'en serais aux vingt premières minutes, et là tu arriverais afin de mettre un peu d'action. Un personnage vivant, passionné, qui ferait vibrer les coeurs. Je n'aurais plus besoin de garder des images de toi dans ma tête, parce qu'ils seraient sur pellicule. De la pellicule de vie. En couleur. Des faits réels, avec des rêves mais aucun retour en arrière. Une comédie, un drame et une fiction à la fois. La musique, on pourrait en discuter pendant longtemps. Dans ce film, on ne dormirait jamais, on passerait notre temps à courir dans le temps et dans les plaines. Et la source créatrice? Un océan de rêves, de fous rires, de regards sincères, de chansons, d'art, de folie.
Rempli d'images folles et artistiques, notre long-métrage serait pour moi la preuve que tout ça n'était pas qu'un rêve.
Rempli d'images folles et artistiques, notre long-métrage serait pour moi la preuve que tout ça n'était pas qu'un rêve.
jeudi 25 mars 2010
Innatendu
Normalement, j'évite les choses qui sont tristes parce que ça me bouleverse trop. Mais cette fois-ci, je plonge totalement dedans. C'est la faute à ton sourire. Il fait naître des mots en moi. Ça bourgeonne, ça monte et ça grimpe. Et j'aime ça.
Encore une fois, il est presque deux heures du matin, je me couche toute habillée dans mon lit. La folie a raison de moi, j'ai peur et je suis bien à la fois. Mes os fragiles se collent l'un contre l'autre, je me tourne et me retourne dans les draps, mon corps est épuisé, mon coeur haletant, j'essaie de respirer sans que ton image ne revienne à mon cerveau. Comme une balle.
J'aurais envie de plonger dans la vie...avec toi.
This is a call of arms to live and love and sleep together
We could flood the streets with love or light or heat whatever
Lock the parents out, cut a rug, twist and shout
Wave your hands
Make it rain
For stars will rise again
(MGMT)
Encore une fois, il est presque deux heures du matin, je me couche toute habillée dans mon lit. La folie a raison de moi, j'ai peur et je suis bien à la fois. Mes os fragiles se collent l'un contre l'autre, je me tourne et me retourne dans les draps, mon corps est épuisé, mon coeur haletant, j'essaie de respirer sans que ton image ne revienne à mon cerveau. Comme une balle.
J'aurais envie de plonger dans la vie...avec toi.
This is a call of arms to live and love and sleep together
We could flood the streets with love or light or heat whatever
Lock the parents out, cut a rug, twist and shout
Wave your hands
Make it rain
For stars will rise again
(MGMT)
samedi 20 mars 2010
Par la force des choses
Ce cours de Culture, médias et démocratie me fait beaucoup réfléchir, ces jours-ci. C'est vrai, qu'on ne profite pas assez de la vie... les repas en famille, regarder le lever du soleil, ou juste l'odeur des crêpes au sirop d'érable, marcher dans la forêt (le son des branches quand on marche dessus), les soirées entre amis à parler de tout et de rien, les voyages, les nouvelles rencontres, admirer le vol des oiseaux qui reviennent au printemps, lire au soleil dans le jardin, dormir lorsqu'il pleut, croquer dans un morceau de melon d'eau, le vent frais qui glisse doucement dans nos cheveux, les paysages colorés de l'automne, avoir un fou rire, tremper ses pieds dans la mer, le sourire d'un passant, un enfant qui s'endort dans nos bras, dormir à la belle étoile.
Tout simplement te regarder rire. Ça me rend heureuse.
Tout simplement te regarder rire. Ça me rend heureuse.
lundi 18 janvier 2010
Abandon
On danse, encore et encore. On fait l'amour avec les yeux, ta main dans le mienne. J'ai envie de m'étaler de tout mon long, comme je le faisais avant. Tu sais, lorsque je te laissais voir mon dos, mes cuisses, mes flancs. Je te laissais découvrir chacune de mes blessures, chaque cicatrice qui se révèlaient à toi dans la lumière de mes aveux.
On danse, encore et encore. Je te dis tout. Je me laisse tomber dans tes bras. Tes épaules retiennent mon corps frêle et épuisé. Encore une fois, le temps d'une épreuve. Le temps que je reprenne le dessus sur ma vie.
On danse, encore et encore. Je te dis tout. Je me laisse tomber dans tes bras. Tes épaules retiennent mon corps frêle et épuisé. Encore une fois, le temps d'une épreuve. Le temps que je reprenne le dessus sur ma vie.
dimanche 17 janvier 2010
Berri-Uqam
Je ravale mes larmes. Je respire. Encore une bouffée d'air de Montréal qui ne fait que m'étouffer, me déchirer de l'intérieur. Clameur dans ma tête, dans mes oreilles, dans le temps qui s'émiette peu à peu. C'est comme si je retournais cinq mois en arrière, sauf que là, mon petit coeur n'est pas fou, il est nostalgique. J'ai envie de crier, j'ai peur. Tu me manques.
J'aimerais ça vivre dans le présent, comme Jonathan Roberge il disait, dans son show au Petit Medley. Mais je suis pas capable, apprends-moi comment.
J'aimerais ça vivre dans le présent, comme Jonathan Roberge il disait, dans son show au Petit Medley. Mais je suis pas capable, apprends-moi comment.
lundi 7 décembre 2009
No me olvides
Cent fois par jour il me vient à l'esprit l'idée de t'écrire, de t'appeler, de prendre le premier bus jusqu'à chez toi. Sache que, peu importe ce qui arrivera dans chacune de nos vies, tu auras une place dans mon coeur, une place dans ma vie. Tu es une partie de moi, tout simplement.
jeudi 3 décembre 2009
Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir
Lorsqu'un de nos amis nous confie qu'il vient d'apprendre que son fils de deux ans et demi a le cancer du cerveau, c'est là qu'on prend conscience à quel point nos problèmes à nous sont tellement sans importance. Faut juste profiter de la vie, profiter des belles choses autour de nous.
Je pense à toi, Simon.
Plus que jamais.
Je pense à toi, Simon.
Plus que jamais.
samedi 24 octobre 2009
Visite d'un cowboy dans une ville enneigée
C'était le jeudi 22 octobre. On ne se doutait pas que la première tombée de flocons arriverait en ce mois d'automne, ni que celle-ci serait aussi une tempête de neige assez intense. Y'avait pas de pneus d'hiver sur ma voiture, alors papa ne voulait pas que je conduise. Et maman, qui devait m'accompagner au spectacle de Yann Perreau le soir-même, était prise dans la circulation à Québec, rien n'était en ma faveur. J'ai failli ne pas y aller. Mais nous nous sommes rendus, après une tonne de déplacements qui m'ont coûté cher en essence, cher en stationnement.
La ville de Québec était d'une beauté indescriptible. La glace dans les sapins, la neige lourde dans les arbres encore feuillus qui longeaient la Grande Allée, tout était magnifique. Mon petit coeur chantait, et puis ça faisait longtemps que je n'avais pas eu une soirée seule avec maman.
Le spectacle fut une fois de plus excellent. Perreau était merveilleux, c'est un artiste que j'adore. Il n'y a que lui qui peut, d'après moi, assouvir cette gourmandise que j'ai. Un besoin de poésie, de musique et de spectacle à la fois. Il chante à tue-tête, il crie sa musique. Il n'y a que lui qui peut hurler cette passion, cet art, cette force avec une intimité troublante. Le spectacle était agrémenté d'une mise en scène absolument magique, aussi. C'était beau, c'était bon, je me sentais au paradis, comme dans un conte de fée. Il était là et il bougeait, il dansait comme si sa vie en dépendait. Ses notes, ses airs, ses chansons s'emparaient de moi. J'en avait le vertige, c'était une belle sensation. Il a même chanté des chansons d'anciens albums, surtout de Western Romance, ce qui a fait de moi la fille la plus heureuse au monde.
Je l'ai remercié, après le spectacle. D'être un poète exemplaire, d'être un homme que j'admire plus que tout. Un modèle. Et je suis sortie du Grand Théâtre de Québec avec un grand sourire. La ville était belle, sous cette neige.
La ville de Québec était d'une beauté indescriptible. La glace dans les sapins, la neige lourde dans les arbres encore feuillus qui longeaient la Grande Allée, tout était magnifique. Mon petit coeur chantait, et puis ça faisait longtemps que je n'avais pas eu une soirée seule avec maman.
Le spectacle fut une fois de plus excellent. Perreau était merveilleux, c'est un artiste que j'adore. Il n'y a que lui qui peut, d'après moi, assouvir cette gourmandise que j'ai. Un besoin de poésie, de musique et de spectacle à la fois. Il chante à tue-tête, il crie sa musique. Il n'y a que lui qui peut hurler cette passion, cet art, cette force avec une intimité troublante. Le spectacle était agrémenté d'une mise en scène absolument magique, aussi. C'était beau, c'était bon, je me sentais au paradis, comme dans un conte de fée. Il était là et il bougeait, il dansait comme si sa vie en dépendait. Ses notes, ses airs, ses chansons s'emparaient de moi. J'en avait le vertige, c'était une belle sensation. Il a même chanté des chansons d'anciens albums, surtout de Western Romance, ce qui a fait de moi la fille la plus heureuse au monde.
Je l'ai remercié, après le spectacle. D'être un poète exemplaire, d'être un homme que j'admire plus que tout. Un modèle. Et je suis sortie du Grand Théâtre de Québec avec un grand sourire. La ville était belle, sous cette neige.
lundi 19 octobre 2009
Prisonnière
Texte écrit selon des normes établies par Simon Poulin pour un cours d'écriture littéraire.
C'est dans cette sphère désormais grise, blessée par le temps et dévastée par la tristesse, qu'habite un peuple insensible, rempli d'humains sans coeur. Tout commence ici, avec cette insensibilité. La planète meurt et ces hypocrites le savent bien, mais ils s’en foutent éperdument. Il existe des gens sensibles et honnêtes, mais ils sont peu, et ceux qui restent s'effondrent lentement. Oui, ils paient, ils paient pour l'insensibilité de leurs pairs. Ils faiblissent, sans un bruit, incapables d'accepter combien la majorité du peuple est si méchant, égocentrique, imbu de lui-même.
Toute cette injustice débute à la naissance. Le nouveau-né arrive et ne peut que pleurer devant ce monde cruel qui l'attend. Il comprend déjà que la majorité des humains de notre société, de notre temps, n'ont aucune sensibilité. Et l’enfant grandit alors, voyant les pires cruautés. Il verra des hommes partir à la guerre, peut-être que ceux-ci feront partis de sa famille, de ses proches. Encore un de ces hommes qui n’y comprend rien. Encore un de ces hommes qui fait la guerre, fait du mal et ne pense pas aux répercussions. L'enfant grandit sans cet homme, et se demande si tout cela est bien ou ne l'est pas. Il voit les soldats à la télévision. Ils crient, ces soldats, ils crient sans but, ils crient toujours et encore, en mourant ou en tuant. C'est un jeu pour eux, ils foncent, pensant que tout cela est bien.
Le bambin devient rapidement un adolescent. Il vient de se pendre, le voyez-vous? Il ne crie plus, lui. Il est mort dans ce garde-robe qui lui servait de repère, plus jeune, pour se cacher de l'insensibilité de ses parents, de ses frères et soeurs, de ses camarades, qui ne comprenaient pas la raison pour laquelle il était homosexuel, la raison pour laquelle il pensait autrement. Il aurait pu faire un médecin, un conférencier, un homme important. Il aurait pu changer notre vision des choses, il aurait même pu changer le monde. Mais c'est là qu'il est décédé, comme le feront bientôt tous ces humains bons et sensibles. Qu'avez-vous fait d'eux, vous les êtres imbéciles qui prenez cette terre pour acquis?
Adolf Hitler a déjà été, à une certaine époque, doté d’une délicatesse et d’une bonté infinie. Oui, lorsqu’il était jeune, Hitler était sensible et bon. Respectueux des autres et de la nature, il étudiait l’Art avec une persévérance incroyable. Quand est-ce qu’Adolf est devenu cet être méchant? Lorsqu’ il a présenté ses toiles aux êtres insensibles, qui ont vite rit de lui. Et c'est ainsi que l’histoire du méchant Hitler débute. Il lâche sa passion pour les arts pour se dirige vers la politique, la déraison, l'insensibilité. Il devient comme ces crétins qui hantent la planète et la tue. Peut-on croire, alors, que cette insensibilité est contagieuse? Que deviendrons-nous?
Nous n’avons qu’à penser à ceux qui, pendant qu’en Afrique on meurt du Sida, font des téléréalités dans des lofts. Nous n’avons qu’à penser à ceux qui passent dans la rue, un manteau de fourrure sur le dos, devant les sans-abri en leur disant que non, ils n’ont aucune monnaie sur eux. Nous n’avons qu’à penser à cette fois où nous ne sommes pas allé donner du sang sous prétexte que nous n’avions pas le temps, et cette autre fois où nous avions supposément peur des aiguilles. Nous n’avons qu’à penser à cette fois où nous avons vu un garçon se faire battre dans la cour d’école et que nous n’avons pas réagi. Nous sommes restés là, sans un mot, sans poser un geste. Nous sommes tous égocentriques, et c’est ainsi que les gens meurent, telles des fleurs fanées par les années.
Le peuple arrogant que nous sommes croit pouvoir déplacer des montagnes. Il marche la tête haute tout en polluant, en détruisant des pays, en tuant des gens. La destinée de l’Humain tombe avec les gens bons de cette planète, dans cette pénombre, sans un bruit, comme un arbre mourant dans la forêt glacée. Le soleil en pleure. Ses rayons tombent sur les forêts comme des larmes bouillantes. Et ce qui est encore pire, c’est qu’on ne voit pas encore cela comme un signe de Dame Nature. La sphère grise est prisonnière de ces humains dépourvus de sensibilité. Et elle rêve de la fin du monde, elle rêve d’un suicide. Pour qu'enfin la Terre explose, épuisée de ce massacre. Allez, qu'elle se débarrasse de ces humains sans cœur! Et que cette souffrance amène la paix! Et que meurent les vaniteux humains!
C'est dans cette sphère désormais grise, blessée par le temps et dévastée par la tristesse, qu'habite un peuple insensible, rempli d'humains sans coeur. Tout commence ici, avec cette insensibilité. La planète meurt et ces hypocrites le savent bien, mais ils s’en foutent éperdument. Il existe des gens sensibles et honnêtes, mais ils sont peu, et ceux qui restent s'effondrent lentement. Oui, ils paient, ils paient pour l'insensibilité de leurs pairs. Ils faiblissent, sans un bruit, incapables d'accepter combien la majorité du peuple est si méchant, égocentrique, imbu de lui-même.
Toute cette injustice débute à la naissance. Le nouveau-né arrive et ne peut que pleurer devant ce monde cruel qui l'attend. Il comprend déjà que la majorité des humains de notre société, de notre temps, n'ont aucune sensibilité. Et l’enfant grandit alors, voyant les pires cruautés. Il verra des hommes partir à la guerre, peut-être que ceux-ci feront partis de sa famille, de ses proches. Encore un de ces hommes qui n’y comprend rien. Encore un de ces hommes qui fait la guerre, fait du mal et ne pense pas aux répercussions. L'enfant grandit sans cet homme, et se demande si tout cela est bien ou ne l'est pas. Il voit les soldats à la télévision. Ils crient, ces soldats, ils crient sans but, ils crient toujours et encore, en mourant ou en tuant. C'est un jeu pour eux, ils foncent, pensant que tout cela est bien.
Le bambin devient rapidement un adolescent. Il vient de se pendre, le voyez-vous? Il ne crie plus, lui. Il est mort dans ce garde-robe qui lui servait de repère, plus jeune, pour se cacher de l'insensibilité de ses parents, de ses frères et soeurs, de ses camarades, qui ne comprenaient pas la raison pour laquelle il était homosexuel, la raison pour laquelle il pensait autrement. Il aurait pu faire un médecin, un conférencier, un homme important. Il aurait pu changer notre vision des choses, il aurait même pu changer le monde. Mais c'est là qu'il est décédé, comme le feront bientôt tous ces humains bons et sensibles. Qu'avez-vous fait d'eux, vous les êtres imbéciles qui prenez cette terre pour acquis?
Adolf Hitler a déjà été, à une certaine époque, doté d’une délicatesse et d’une bonté infinie. Oui, lorsqu’il était jeune, Hitler était sensible et bon. Respectueux des autres et de la nature, il étudiait l’Art avec une persévérance incroyable. Quand est-ce qu’Adolf est devenu cet être méchant? Lorsqu’ il a présenté ses toiles aux êtres insensibles, qui ont vite rit de lui. Et c'est ainsi que l’histoire du méchant Hitler débute. Il lâche sa passion pour les arts pour se dirige vers la politique, la déraison, l'insensibilité. Il devient comme ces crétins qui hantent la planète et la tue. Peut-on croire, alors, que cette insensibilité est contagieuse? Que deviendrons-nous?
Nous n’avons qu’à penser à ceux qui, pendant qu’en Afrique on meurt du Sida, font des téléréalités dans des lofts. Nous n’avons qu’à penser à ceux qui passent dans la rue, un manteau de fourrure sur le dos, devant les sans-abri en leur disant que non, ils n’ont aucune monnaie sur eux. Nous n’avons qu’à penser à cette fois où nous ne sommes pas allé donner du sang sous prétexte que nous n’avions pas le temps, et cette autre fois où nous avions supposément peur des aiguilles. Nous n’avons qu’à penser à cette fois où nous avons vu un garçon se faire battre dans la cour d’école et que nous n’avons pas réagi. Nous sommes restés là, sans un mot, sans poser un geste. Nous sommes tous égocentriques, et c’est ainsi que les gens meurent, telles des fleurs fanées par les années.
Le peuple arrogant que nous sommes croit pouvoir déplacer des montagnes. Il marche la tête haute tout en polluant, en détruisant des pays, en tuant des gens. La destinée de l’Humain tombe avec les gens bons de cette planète, dans cette pénombre, sans un bruit, comme un arbre mourant dans la forêt glacée. Le soleil en pleure. Ses rayons tombent sur les forêts comme des larmes bouillantes. Et ce qui est encore pire, c’est qu’on ne voit pas encore cela comme un signe de Dame Nature. La sphère grise est prisonnière de ces humains dépourvus de sensibilité. Et elle rêve de la fin du monde, elle rêve d’un suicide. Pour qu'enfin la Terre explose, épuisée de ce massacre. Allez, qu'elle se débarrasse de ces humains sans cœur! Et que cette souffrance amène la paix! Et que meurent les vaniteux humains!
jeudi 8 octobre 2009
Prodigieux
J'ai vu des papillons sur les murs, des cigarettes, des photos venant d'un polaroïd, des paysages d'automne. J'ai vu Émile Nelligan, des jeux d'acteur impressionnants, un vitre de magasin qui éclate en morceaux, une scène de party avec de la musique des Crystal Castles et une scène de brossage de dents comme tout bon long-métrage se doit d'avoir. J'ai vu une scène où on repeinturait une pièce en y lançant de la peinture, comme cette magnifique séquence du film Les Édukateurs, que j'avais adoré. J'ai vu des métaphores étonnantes, du thé, un joli poème à la page 218 dernière strophe, des clins d'oeil à la vie familiale. J'ai vu des "Je t'aime" vrais, et des "Je t'aime" faux. J'ai vu des querelles amusantes et d'autres poignantes, j'ai vu des dialogues étonnants, des oiseaux, des tatouages, de l'amour et de la haine. J'ai vu la vie, j'ai vu le plus beau film du monde, un film étonnant, captivant, éprouvant.
J'ai vu J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan, hier soir.
J'ai vu J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan, hier soir.
mardi 29 septembre 2009
Ce fut bestial
J'ai enlevé ta photo de mon porte-monnaie, pour ensuite la déchirer et la jeter au bac de récup. Comme j'ai été idiote de croire en ta générosité, en ton talent, en toi. En tout.
Petit conseil, ne faites pas confiance aux rappeurs.
Petit conseil, ne faites pas confiance aux rappeurs.
lundi 10 août 2009
La vie qui fait peur
Cette semaine de vacances à Montréal a été parfaite, mais revenir dans mon coin de pays m'a aussi fait du bien. Revoir les étoiles, redécouvrir ces paysages extraordinaires dont la Beauce regorge, respirer l'air pur de la campagne. Je ne sais plus si j'ai tant envie de déménager dans la grande ville, je ne sais plus réellement où j'en suis. Je suis un peu nostalgique ces jours-ci.
Ce week-end, pendant que j'étais seule à la maison, mes parents étant partis en voyage en amoureux, j'ai eu la mauvaise idée d'écouter le film Les Pages de notre Amour. J'avais déjà lu la version écrite l'an passé, et j'avais pleuré à n'en plus finir. La version cinématographique, mes chers, c'est pire. C'est infiniment bon, oui, mais beaucoup trop triste pour moi.
Inconsolable, assise en petite boule dans mon sofa, je me suis mise à déprimer sur tout, mais surtout sur l'avenir, les amours, la famille, la vieillesse, la mort. Vraiment, je ne sais plus où j'en suis. C'est le temps que le Cégep recommence, et que je passe mon temps dans des projets de toutes sortes. Ainsi, j'aurai la tête ailleurs.
Ce week-end, pendant que j'étais seule à la maison, mes parents étant partis en voyage en amoureux, j'ai eu la mauvaise idée d'écouter le film Les Pages de notre Amour. J'avais déjà lu la version écrite l'an passé, et j'avais pleuré à n'en plus finir. La version cinématographique, mes chers, c'est pire. C'est infiniment bon, oui, mais beaucoup trop triste pour moi.
Inconsolable, assise en petite boule dans mon sofa, je me suis mise à déprimer sur tout, mais surtout sur l'avenir, les amours, la famille, la vieillesse, la mort. Vraiment, je ne sais plus où j'en suis. C'est le temps que le Cégep recommence, et que je passe mon temps dans des projets de toutes sortes. Ainsi, j'aurai la tête ailleurs.
vendredi 7 août 2009
Et je ne sais plus si tu en vaux la peine
Tes lèvres me manquent, oui. Mais j'ai surtout un étrange mal de coeur, depuis que tu n'es plus là. Tout s'effondre, tout m'effraie. Nous sommes si petits devant le temps, devant la distance. Je suis terrassée par le fait de ne pas connaître le futur, le nôtre en fait.
«Et je ne sais plus si tu en vaux la peine...»
-Coeur de Pirate
«Et je ne sais plus si tu en vaux la peine...»
-Coeur de Pirate
vendredi 10 juillet 2009
Mon ciel
Je me souviens d'un mercredi chaud, humide et dédié à notre belle province. Audrey, Joël et moi étions couchés dans l'herbe, dans mon arrière-cour, et regardions les millions d'étoiles que cette nuit nous offrait. Une étoile filante est passée, nous avons tous fait un voeu. Ensuite, un silence s'est installé. Chacun réfléchisait à quelque chose, il faut croire. Pour ma part, je pensais au bonheur. Je me disais que pour Joël, il lui avait fallu trouver un but dans sa vie pour y accéder et être heureux. Pour Audrey, ce fut plutôt un projet qu'elle avait à coeur. Pour d'autres, c'est la famille, l'amour, la carrière et ainsi de suite. Et pour moi, qu'est-ce que c'est? Je me le demandais.
Et là, je me suis rappelé à quel point la scène, les arts et la musique me font vibrer. Justement, j'ai à l'instant un souvenir qui me vient en tête. Dans la nuit du 2 au 3 juillet, j'étais à Woodstock en Beauce, portant d'énormes bottes de pluie rouges, un petit bandeau noir sur ma tignasse, le sourire aux lèvres. Le fabuleux, l'extraordinaire, l'unique chanteur, auteur et compositeur Yann Perreau déambulait sur la scène, devant moi. J'ai levé la tête vers le ciel, les averses étaient de plus en plus intenses, ça en était presque troublant. Mais l'homme restait là, lui et la chaleur de sa voix, de son corps, de ses mouvements. Certains ont ce talent, cette force inexplicable d'habiter la scène. C'est fou comme la création est un mode de vie incroyable. Je chantais avec Yann et je me disais que oui, c'est ça le bonheur, pour moi.
Alors que l'homme au grand coeur se trimoussait sur le coin gauche de la scène, lançant au public son chapeau de cow-boy et son t-shirt (étant désormais dans mon garde-robe), je pensais à une phrase du célèbre André Ménard, que j'avais lu la veille et avec laquelle j'étais tout à fait d'accord : «J'envie la faculté de créer comme on peut envier aux femmes le pouvoir d'avoir des enfants.»
Encore aujourd'hui, en écrivant cet article, assise au soleil dans le jardin, je me demande ce que serait ma vie sans la musique, la scène, l'écriture, la photo, le cinéma et toutes ces formes de création. Parce que c'est ça, mon bonheur à moi.
Et là, je me suis rappelé à quel point la scène, les arts et la musique me font vibrer. Justement, j'ai à l'instant un souvenir qui me vient en tête. Dans la nuit du 2 au 3 juillet, j'étais à Woodstock en Beauce, portant d'énormes bottes de pluie rouges, un petit bandeau noir sur ma tignasse, le sourire aux lèvres. Le fabuleux, l'extraordinaire, l'unique chanteur, auteur et compositeur Yann Perreau déambulait sur la scène, devant moi. J'ai levé la tête vers le ciel, les averses étaient de plus en plus intenses, ça en était presque troublant. Mais l'homme restait là, lui et la chaleur de sa voix, de son corps, de ses mouvements. Certains ont ce talent, cette force inexplicable d'habiter la scène. C'est fou comme la création est un mode de vie incroyable. Je chantais avec Yann et je me disais que oui, c'est ça le bonheur, pour moi.
Alors que l'homme au grand coeur se trimoussait sur le coin gauche de la scène, lançant au public son chapeau de cow-boy et son t-shirt (étant désormais dans mon garde-robe), je pensais à une phrase du célèbre André Ménard, que j'avais lu la veille et avec laquelle j'étais tout à fait d'accord : «J'envie la faculté de créer comme on peut envier aux femmes le pouvoir d'avoir des enfants.»
Encore aujourd'hui, en écrivant cet article, assise au soleil dans le jardin, je me demande ce que serait ma vie sans la musique, la scène, l'écriture, la photo, le cinéma et toutes ces formes de création. Parce que c'est ça, mon bonheur à moi.
mardi 7 juillet 2009
Le p'tit de Joliette
Même si ton prénom n'avait pas été tatoué sur mon corps, je m'en serais souvenu. Tu me faisais de l'oeil, c'est toi qui a commencé. T'avais de mignons points de rousseur sur les joues, de beaux grands cils, une peau douce, chaude, provocante. Tu avais de la gueule et tu le savais. Pourquoi me souriais-tu de cette façon? Maintenant j'ai ton visage au fond du cerveau pour toujours.
samedi 27 juin 2009
Petits conseils pour vivre en harmonie
Pour ceux qui sont déçus de la programmation du Festival d'été de Québec cette année, allez-y donc juste pas. Pour ceux qui n'aiment pas les artistes qui se produiront sur les scènes des Francofolies cet été, je vous donne le même conseil. C'est réglé. Voilà.
Et j'ai entendu beaucoup de personnes, reçemment, dire qu'ils trouvaient que le passage de la talentueuse Béatrice de Coeur de Pirate à Woodstock en Beauce n'a pas lieu d'être. Eh bien, vous n'avez qu'à faire autre chose de votre temps durant son spectacle? Visitez les petites boutiques, faites un tour dans le village de Saint-Éphrem, promenez-vous dans le camping de l'événement, dégustez de la poutine, faites la danse du ventre, embrassez des grenouilles, riez des gens saouls en plein après-midi, faites-vous tatouer, promenez votre chien, flirtez avec les artistes, découvrez-vous une passion pour la danse en ligne, apprenez l'espagnol.
Mais s'il-vous-plait, cessez de vous plaindre et laissez-nous tranquille.
Bon été.
Et j'ai entendu beaucoup de personnes, reçemment, dire qu'ils trouvaient que le passage de la talentueuse Béatrice de Coeur de Pirate à Woodstock en Beauce n'a pas lieu d'être. Eh bien, vous n'avez qu'à faire autre chose de votre temps durant son spectacle? Visitez les petites boutiques, faites un tour dans le village de Saint-Éphrem, promenez-vous dans le camping de l'événement, dégustez de la poutine, faites la danse du ventre, embrassez des grenouilles, riez des gens saouls en plein après-midi, faites-vous tatouer, promenez votre chien, flirtez avec les artistes, découvrez-vous une passion pour la danse en ligne, apprenez l'espagnol.
Mais s'il-vous-plait, cessez de vous plaindre et laissez-nous tranquille.
Bon été.
vendredi 26 juin 2009
C'est peut-être le tonnerre qui me rend arrogante
Les pannes d'électricité ne cessent de se multiplier depuis ce matin. Il n'y a pas grand chose à faire, dans ces moments-là. Ça faisait plus de deux ans qu'il trainait sur ma table de chevet, le roman de Stéphane Dompierre, Un petit pas pour l'homme. Je me suis dit que c'était peut-être le moment que je le lise. Je l'avais d'abord acheté car il était horné d'une grande étiquette rouge indiquant "Livre défendu par Louis-José Houde au Combat des livres 2006", sans me douter qu'il serait par la suite acclamé par la critique, gagnant de prix littéraires et très populaire au près du public.
J'ai donc décidé de m'y mettre. Les dix premières pages me semblaient ennuyantes, mais j'ai tout de même continué ma lecture. J'ai arrêté à la page 36. Non, vraiment, je n'en pouvais plus. Je n'avais aucun plaisir à lire, trop traumatisée par le fait que les gars nouvellement célibataires pensent autant avec leur sexe. Ou que les gars en général pensent autant avec leur sexe?
Avant de devenir over féministe et de me dire que tous les mecs sont des cons, je me suis dit que j'allais arrêter de lire Un petit pas pour l'homme immédiatement. Quelqu'un le veut? Je le donne.
J'ai donc décidé de m'y mettre. Les dix premières pages me semblaient ennuyantes, mais j'ai tout de même continué ma lecture. J'ai arrêté à la page 36. Non, vraiment, je n'en pouvais plus. Je n'avais aucun plaisir à lire, trop traumatisée par le fait que les gars nouvellement célibataires pensent autant avec leur sexe. Ou que les gars en général pensent autant avec leur sexe?
Avant de devenir over féministe et de me dire que tous les mecs sont des cons, je me suis dit que j'allais arrêter de lire Un petit pas pour l'homme immédiatement. Quelqu'un le veut? Je le donne.
jeudi 11 juin 2009
Concordance des temps
Je faisais du ménage dans mes affaires, lorsque j'ai trouvé un vieux journal intime.
Nous étions le 12 octobre 2007 et il s'était mis à pleuvoir brusquement. Pourtant je restais assise là, sur la table à pique-nique, mon Ipod aux oreilles. Je repensais encore à toi, à toi dont je ne connaissais pas grand chose au fond. Ariane Moffat chantait que l'amour est imparfait, j'aurais plutôt suggéré le mot «inacessible». Je me disais que peut-être vais-je seulement me trouver un petit ami quand je serai au Cégep, ou par exemple à Montréal, où je serai réellement dans un milieu que j'aime. On ne sait jamais où se cache notre âme soeur.
Nous étions le 12 octobre 2007 et il s'était mis à pleuvoir brusquement. Pourtant je restais assise là, sur la table à pique-nique, mon Ipod aux oreilles. Je repensais encore à toi, à toi dont je ne connaissais pas grand chose au fond. Ariane Moffat chantait que l'amour est imparfait, j'aurais plutôt suggéré le mot «inacessible». Je me disais que peut-être vais-je seulement me trouver un petit ami quand je serai au Cégep, ou par exemple à Montréal, où je serai réellement dans un milieu que j'aime. On ne sait jamais où se cache notre âme soeur.
mercredi 10 juin 2009
Souvenir du 29 mai
Nous étions cinq à la table. Deux couples se «frenchaient» et il y avait moi, seule au fond de mon siège. Je regardais le serveur qui arrivait et je me demandais si je ne devais pas commander quelque chose de plus fort que mon dernier verre... Et c'est là que je l'ai vu. Un petit rouquin, il devait avoir vingt ans à peine et il me faisait penser à Yann Perreau. Il dégageait quelque chose d'extraordinaire, qu'on rencontre rarement. C'était comme si soudain, je me foutais des langues qui se délectaient de l'autre côté de la table. Je ne faisais qu'observer le gars, là-bas, petit oiseau farouche et sauvage. J'aurais voulu aller m'asseoir au bar avec lui, essayer de l'apprivoiser.
J'ai pensé à la journée que je venais de passer et j'ai préféré m'enfuir. J'ai couru jusqu'à dehors, et je me rappelle qu'il faisait très froid. Et là, j'ai pleuré, parce que c'est toi au fond que je veux, et personne d'autre. Le fait que tu ne sois pas à mes côtés me tue.
J'ai pensé à la journée que je venais de passer et j'ai préféré m'enfuir. J'ai couru jusqu'à dehors, et je me rappelle qu'il faisait très froid. Et là, j'ai pleuré, parce que c'est toi au fond que je veux, et personne d'autre. Le fait que tu ne sois pas à mes côtés me tue.
mardi 26 mai 2009
De l'inspiration
Le roman de Matthieu Simard se termine beaucoup trop vite. Bang, un dernier chapitre de deux pages, qui se lit en une minute à peine, avec un titre d'un mot seulement, et c'est terminé, déjà. Matthieu avec deux t, des phrases qui font sourire, pouffer de rire et pleurer parfois. Maintenant que tout est fini, je ne sais pas ce que je vais faire. Le jeune homme m'inspirait, me donnait envie d'écrire. Comme lui avec Tom Waits, ou comme 3 gars su'l sofa avec les belles filles dans le métro.
Par chance, Simard avait écrit le chapitre expliquant sa plus grande peine d'amour vers la fin du roman. Je ne suis pas certaine que j'aurais apprécié le lire il y a un mois.
Il y a Yann Perreau aussi, son dernier album, que j'avais acheté il y a un mois, et que j'écoute beaucoup en ce moment. Lorsque je me l'étais procuré, je ne pouvais même pas l'écouter tellement j'étais plongée dans un chagrin interminable.
Enfin, ces jours-ci, je suis heureuse. Il fallait que je le dise, oui, la vie est tellement belle. Je peux maintenant me laisser transporter par ce chef d'oeuvre qu'est Un serpent sous les fleurs. Yann est resté le même, talentueux, impressionnant, fascinant même. Revenu de ses voyages partout dans le monde, il a été inspiré, ça c'est sûr, mais il surtout amoureux, curieux et poète dans l'âme.
Voici donc ce qui m'inspire aujourd'hui. Matthieu Simard. Yann Perreau.
Et il y a toi, aussi. Je ne t'oublie pas. Tu es sans cesse dans mes pensées.
Par chance, Simard avait écrit le chapitre expliquant sa plus grande peine d'amour vers la fin du roman. Je ne suis pas certaine que j'aurais apprécié le lire il y a un mois.
Il y a Yann Perreau aussi, son dernier album, que j'avais acheté il y a un mois, et que j'écoute beaucoup en ce moment. Lorsque je me l'étais procuré, je ne pouvais même pas l'écouter tellement j'étais plongée dans un chagrin interminable.
Enfin, ces jours-ci, je suis heureuse. Il fallait que je le dise, oui, la vie est tellement belle. Je peux maintenant me laisser transporter par ce chef d'oeuvre qu'est Un serpent sous les fleurs. Yann est resté le même, talentueux, impressionnant, fascinant même. Revenu de ses voyages partout dans le monde, il a été inspiré, ça c'est sûr, mais il surtout amoureux, curieux et poète dans l'âme.
Voici donc ce qui m'inspire aujourd'hui. Matthieu Simard. Yann Perreau.
Et il y a toi, aussi. Je ne t'oublie pas. Tu es sans cesse dans mes pensées.
lundi 25 mai 2009
On est frais comme de la crème glacée
J'écoutais des chroniques sur Bombe.tv et je suis tombée sur l'article où on voit une photo de Jessica et moi, et nos beaux autocolants. Le mien qui affiche «Je prends Alesse!». Ça m'a fait sourire. On voit aussi le magnifique cliché que Jessica a pris de Jeff Lee dans la foule. Ça me rappelait des souvenirs incroyables, branchés, chics, fluos et alcoolisés. Plus souvent des soirées comme celles-là, s'il-vous-plait.
D'ailleurs j'ai très hâte à demain pour le Pinch Of Love au Dagobert. Mes bandeaux, mes souliers et mes vêtements des années 80 sont prêts, je n'attends que la journée de demain débute pour me préparer à cette soirée tant attendue! D'ailleurs, je vous invite tous à venir, ce sera fou, fou, fou.
D'ailleurs j'ai très hâte à demain pour le Pinch Of Love au Dagobert. Mes bandeaux, mes souliers et mes vêtements des années 80 sont prêts, je n'attends que la journée de demain débute pour me préparer à cette soirée tant attendue! D'ailleurs, je vous invite tous à venir, ce sera fou, fou, fou.
dimanche 17 mai 2009
Il n'y a jamais eu de blessures heureuses, de morsures du temps
Il y a des albums comme ça. Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent. Des albums qui plaisent à la première écoute, qui nous berçent, qui nous amènent dans un autre monde. Première chanson, premier refrain, et déjà, tout est parfait. Tout plait à l'oreille. Le disque de Ian Kelly est merveilleux. Ma mère l'a reçu pour son anniversaire, et je ne peux m'empêcher de l'écouter sans arrêt, en boucle. On dirait que toutes les notes ont été pensées et ont une raison d'être.
Bless your eyes.
There's no secret lies
Seule à la maison, il est 22h34. Je me prépare une soupe, je suis malade (bol de réconfort). Le chat dort sur le tapis brun de la cuisine. Ian chante et je suis bien. Les paroles racontent de jolies choses. Dans la musique, on dirait qu'il y a quelques influences d'ailleurs, de d'autres pays. En fait, ça me fait un peu penser à des rythmes que j'ai déjà entendu au Guatemala. Les percussions et les nombreux instruments qui se croisent, c'est tellement beau et ingénieux. J'inviterais bien Ian Kelly et sa guitare autour d'un feu, avec des amis.
Imagine this, we live amongst the stars.
Non, finalement, Vincent n'avait pas raison. Ce n'est pas We Are Wolves qu'on écoute dans un chalet l'hiver, c'est Ian Kelly. Avec un bon souper, du vin, des amis, des fous rires. Voilà. Et ces temps-ci, c'est rare que j'aime intensément des chansons anglophones. Pourtant, en ce moment, je laisserais la soupe sur la cuisinière, j'irais me coucher sur le sofa du salon et je m'endormirais dans les paroles de Ian instantanément.
Will I get over this?
The absence of your kiss.
Bless your eyes.
There's no secret lies
Seule à la maison, il est 22h34. Je me prépare une soupe, je suis malade (bol de réconfort). Le chat dort sur le tapis brun de la cuisine. Ian chante et je suis bien. Les paroles racontent de jolies choses. Dans la musique, on dirait qu'il y a quelques influences d'ailleurs, de d'autres pays. En fait, ça me fait un peu penser à des rythmes que j'ai déjà entendu au Guatemala. Les percussions et les nombreux instruments qui se croisent, c'est tellement beau et ingénieux. J'inviterais bien Ian Kelly et sa guitare autour d'un feu, avec des amis.
Imagine this, we live amongst the stars.
Non, finalement, Vincent n'avait pas raison. Ce n'est pas We Are Wolves qu'on écoute dans un chalet l'hiver, c'est Ian Kelly. Avec un bon souper, du vin, des amis, des fous rires. Voilà. Et ces temps-ci, c'est rare que j'aime intensément des chansons anglophones. Pourtant, en ce moment, je laisserais la soupe sur la cuisinière, j'irais me coucher sur le sofa du salon et je m'endormirais dans les paroles de Ian instantanément.
Will I get over this?
The absence of your kiss.
vendredi 15 mai 2009
Vie
Je cite Mc Brutalll, alias Séba (Éric Brousseau, comme vous voulez), parce que ça m'a bien fait rire :
" Fuck Montréal ! Ostie que chus écoeuré de cette ostie de ville de cave qui semble se refaire perpétuellement une beauté tout en restant aussi laide."
Vive Montréal. Et dire que dans un an, j'y serai. Ville de culture, de musique, des arts, des spectacles. J'ai hâte d'y habiter, mais je ne sais pas si j'y resterai. Être à Montréal pour étudier, ok. Être à Montréal pour y vivre, je ne sais pas. Le futur me fait peur plus que jamais. On y pense pas, mais tout va très vite. Je sens que je ne serais pas capable de vivre à Montréal continuellement. Ma campagne, je l'aime.
" Fuck Montréal ! Ostie que chus écoeuré de cette ostie de ville de cave qui semble se refaire perpétuellement une beauté tout en restant aussi laide."
Vive Montréal. Et dire que dans un an, j'y serai. Ville de culture, de musique, des arts, des spectacles. J'ai hâte d'y habiter, mais je ne sais pas si j'y resterai. Être à Montréal pour étudier, ok. Être à Montréal pour y vivre, je ne sais pas. Le futur me fait peur plus que jamais. On y pense pas, mais tout va très vite. Je sens que je ne serais pas capable de vivre à Montréal continuellement. Ma campagne, je l'aime.
jeudi 14 mai 2009
Un faux tatouage de papillon
C'était un mardi, celui qui vient de passer, en fait. Je me suis levée avec un grand sourire, du pied droit, en sautant dans les marches de l'escalier, jusqu'à mon déjeuner qui était du melon d'eau bien juteux, que j'ai dégusté à l'extérieur, dans le jardin, sur une chaise longue. Il faisait soleil, déjà, et les oiseaux chantaient. Iza est venue me chercher à 9h11. Ça débutait bien. On chantait et on criait dans la voiture. La vie était belle! Oui, c'était la dernière journée de cours au Cégep.
On a terminé le projet publicitaire en avant-midi, puis j'ai passé quelques heures au parc avec des amies, à parler, à rire et à se perdre dans les sentiers. Je commençais drôlement à être nerveuse pour l'émission de radio, mais j'avais hâte, tellement hâte! L'émission a commencé à 17h00 exactement.
« Vous écoutez François et ses drôles de dames! »
On était paniqué, mais la confiance s'est installée peu à peu. J'aimais ça, parler des sorties à faire cet été, des découvertes que j'ai fait dans mon Châtelaine ce mois-ci, d'avoir du plaisir à partager une émission avec François, Sabrina et Hélène, avec qui j'ai mis beaucoup de temps à faire de ce projet une réussite. Lorsque à 18h00, Simon, notre professeur, a commenté notre émission en direct, j'étais tellement heureuse. Je n'ai même pas de mot pour décrire combien on voulait tous sauter partout et crier!
Pour le souper, on est allé manger au Cosmos, mon restaurant préféré. C'était délicieux, belle ambiance comme toujours, mais mon serveur n'était pas là. En soirée, on a marché dans le Vieux Québec et on était vraiment bien. Je repensais au samedi dernier passé avec ma meilleure amie, dans cette ville extraordinaire qu'est Québec. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Juste pour faire du bien. Juste pour me remémorer ces moments. Parce que je suis heureuse ces jours-ci.
On a terminé le projet publicitaire en avant-midi, puis j'ai passé quelques heures au parc avec des amies, à parler, à rire et à se perdre dans les sentiers. Je commençais drôlement à être nerveuse pour l'émission de radio, mais j'avais hâte, tellement hâte! L'émission a commencé à 17h00 exactement.
« Vous écoutez François et ses drôles de dames! »
On était paniqué, mais la confiance s'est installée peu à peu. J'aimais ça, parler des sorties à faire cet été, des découvertes que j'ai fait dans mon Châtelaine ce mois-ci, d'avoir du plaisir à partager une émission avec François, Sabrina et Hélène, avec qui j'ai mis beaucoup de temps à faire de ce projet une réussite. Lorsque à 18h00, Simon, notre professeur, a commenté notre émission en direct, j'étais tellement heureuse. Je n'ai même pas de mot pour décrire combien on voulait tous sauter partout et crier!
Pour le souper, on est allé manger au Cosmos, mon restaurant préféré. C'était délicieux, belle ambiance comme toujours, mais mon serveur n'était pas là. En soirée, on a marché dans le Vieux Québec et on était vraiment bien. Je repensais au samedi dernier passé avec ma meilleure amie, dans cette ville extraordinaire qu'est Québec. Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Juste pour faire du bien. Juste pour me remémorer ces moments. Parce que je suis heureuse ces jours-ci.
lundi 11 mai 2009
La journée où Jean-René et moi avons découvert le band Arvida Crew
Je suis au local 438 du Cégep (le célèbre local), bien au chaud dans the boyfriend cardigan et je viens d'ouvrir ma session sur le blogue. J'ai regardé vos derniers commentaires. Saviez-vous que ça me fait beaucoup trop plaisir de vous lire?
Ce week-end, Camille et moi sommes allées chez Platine, sur la rue St-Jean. Vous me direz que je suis toujours à cet endroit, et oui c'est vrai. Le vendeur habituel était là, avec le même visage angélique, mais une surprise : une barbe. Je me suis procuré le dernier vinyle de We Are Wolves, et le vendeur avait l'air content de mon choix (et on aime ça quand les vendeurs ont l'air contents de nos choix).
Ma boîte de vinyles se remplit peu à peu. Mais ma boîte à billets de spectacle est vide, et ça fait mal. D'habitude, elle regorge d'événements prochains, seuls trucs me motivant dans ma vie. Bon d'accord, elle n'est pas totalement vide, car il y a mon billet pour Woodstock en Beauce 2009 à l'intérieur. Mais le hic, c'est que cet événement est le 1er juillet, une date beaucoup trop éloignée pour la fanatique de spectacles que je suis!
Je suis en manque de spectacles plus que jamais. Heureusement, je vais probablement me procurer un billet pour Gatineau et Radio Radio à Québec, le 11 juin. Enfin, j'avais entendu dire que c'était là. En réalité, ce sera plutôt à Lac-Beauport, dans une microbrasserie où je n'ai jamais posé les pieds. Donc, on peut conclure que je ne sais vraiment pas comment je vais m'y rendre.
Je DOIS aller à ce spectacle, je ne peux même pas penser à le manquer, c'est impossible. C'est Gatineau, le meilleur band au monde, et c'est leur dernier show.
Bref, en attendant je vais aller écouter mon vinyle de We Are Wolves ! Yé!
Ce week-end, Camille et moi sommes allées chez Platine, sur la rue St-Jean. Vous me direz que je suis toujours à cet endroit, et oui c'est vrai. Le vendeur habituel était là, avec le même visage angélique, mais une surprise : une barbe. Je me suis procuré le dernier vinyle de We Are Wolves, et le vendeur avait l'air content de mon choix (et on aime ça quand les vendeurs ont l'air contents de nos choix).
Ma boîte de vinyles se remplit peu à peu. Mais ma boîte à billets de spectacle est vide, et ça fait mal. D'habitude, elle regorge d'événements prochains, seuls trucs me motivant dans ma vie. Bon d'accord, elle n'est pas totalement vide, car il y a mon billet pour Woodstock en Beauce 2009 à l'intérieur. Mais le hic, c'est que cet événement est le 1er juillet, une date beaucoup trop éloignée pour la fanatique de spectacles que je suis!
Je suis en manque de spectacles plus que jamais. Heureusement, je vais probablement me procurer un billet pour Gatineau et Radio Radio à Québec, le 11 juin. Enfin, j'avais entendu dire que c'était là. En réalité, ce sera plutôt à Lac-Beauport, dans une microbrasserie où je n'ai jamais posé les pieds. Donc, on peut conclure que je ne sais vraiment pas comment je vais m'y rendre.
Je DOIS aller à ce spectacle, je ne peux même pas penser à le manquer, c'est impossible. C'est Gatineau, le meilleur band au monde, et c'est leur dernier show.
Bref, en attendant je vais aller écouter mon vinyle de We Are Wolves ! Yé!
dimanche 26 avril 2009
Shtacks!
Gare d'autocars de Ste-Foy
Montréal, c'était super, comme à chaque fois. Petite anecdote : on est allé à l'appartement 691. J'ai encore plus hâte au jour du déménagement de Catherine et moi dans les résidences de l'UQAM. Du sofa qu'on va acheter, des photos en noir et blanc qu'on va poser au salon, des élastiques sur les poignées de porte, de nos longues visites à la Bibliothèque Nationale, du Péché Glacé, du magasinage sur Ste-Catherine, de tous les spectacles que je pourrai aller voir, et ainsi de suite!
Sauf qu'en ce moment, je ne suis plus à Montréal. Comme je suis malchanceuse, l'autobus de Montréal/Ste-Foy est arrivée beaucoup plus à l'avance, et celle de Ste-Foy/Beauceville est déjà en retard. Ça fait exactement deux heures que je suis ici, à la gare, à attendre. Il y a un homme qui me fixe, là-bas. Il porte une boucle d'oreille et un coton ouaté à motif d'armée. C'est sûr qu'il vient de la Beauce. Ok, il a un sac à dos avec le même motif, il vient de la Beauce. Il sacre vraiment beaucoup. Bon sens, c'est certain qu'il attend le même autobus que moi.
Heureusement, il y a Matthieu Simard. Camille n'avait pas arrêté de m'en parler, de cet auteur. Là, elle m'a passé le bouquin. Échecs amoureux et autres niaiseries. C'est terriblement bon. Je ne croyais pas que ça allait me plaire autant. Je suis à la page 71, je prends mon temps et je savoure chaque page. Je ris, je ris des échecs amoureux alors que je viens d'en vivre un. C'est magique, ce roman.
Montréal, c'était super, comme à chaque fois. Petite anecdote : on est allé à l'appartement 691. J'ai encore plus hâte au jour du déménagement de Catherine et moi dans les résidences de l'UQAM. Du sofa qu'on va acheter, des photos en noir et blanc qu'on va poser au salon, des élastiques sur les poignées de porte, de nos longues visites à la Bibliothèque Nationale, du Péché Glacé, du magasinage sur Ste-Catherine, de tous les spectacles que je pourrai aller voir, et ainsi de suite!
Sauf qu'en ce moment, je ne suis plus à Montréal. Comme je suis malchanceuse, l'autobus de Montréal/Ste-Foy est arrivée beaucoup plus à l'avance, et celle de Ste-Foy/Beauceville est déjà en retard. Ça fait exactement deux heures que je suis ici, à la gare, à attendre. Il y a un homme qui me fixe, là-bas. Il porte une boucle d'oreille et un coton ouaté à motif d'armée. C'est sûr qu'il vient de la Beauce. Ok, il a un sac à dos avec le même motif, il vient de la Beauce. Il sacre vraiment beaucoup. Bon sens, c'est certain qu'il attend le même autobus que moi.
Heureusement, il y a Matthieu Simard. Camille n'avait pas arrêté de m'en parler, de cet auteur. Là, elle m'a passé le bouquin. Échecs amoureux et autres niaiseries. C'est terriblement bon. Je ne croyais pas que ça allait me plaire autant. Je suis à la page 71, je prends mon temps et je savoure chaque page. Je ris, je ris des échecs amoureux alors que je viens d'en vivre un. C'est magique, ce roman.
mercredi 22 avril 2009
Ne faites jamais confiance aux étoiles
Je termine à l'instant mon texte pour le cours de paralittérature. C'est étrange, je me fais peur moi-même. Ça en est troublant. Je suis au sous-sol, dans le noir, et je n'entends que le bruit de mes doigts qui claquent sur le clavier.
Il s'était suicidé. Une larme chaude coula sur ma joue. Qu'est-ce qui avait pu le rendre jusque là, lui qui menait une vie si heureuse? Je n'en savais rien et je ne voulais rien savoir. Les notes enflaient ma tête et la vision de mon meilleur ami maintenant mort me tuait moi-même. Je ne voulais que partir d'ici. C'était ma seule volonté et pourtant, lorsque je voulu la réaliser, je m'aperçus que la porte s'était refermée, maintenant fermée à clé. Le piano devenait violent, meurtrier. Tout s'éfondrait dans ma tête, dans mon coeur et partout ailleurs. En fait, à cet instant précis, lorsque la dernière note de l'instrument se fit entendre et qu'un vent des ténèbres souffla, je sentis que la Maison Usher voulait que je m'éfondre avec elle.
Il y a aussi Pierre Lapointe avec moi, qui me chuchotte à l'oreille d'étranges souvenirs. Non, je ne suis pas devenue folle.
Il s'était suicidé. Une larme chaude coula sur ma joue. Qu'est-ce qui avait pu le rendre jusque là, lui qui menait une vie si heureuse? Je n'en savais rien et je ne voulais rien savoir. Les notes enflaient ma tête et la vision de mon meilleur ami maintenant mort me tuait moi-même. Je ne voulais que partir d'ici. C'était ma seule volonté et pourtant, lorsque je voulu la réaliser, je m'aperçus que la porte s'était refermée, maintenant fermée à clé. Le piano devenait violent, meurtrier. Tout s'éfondrait dans ma tête, dans mon coeur et partout ailleurs. En fait, à cet instant précis, lorsque la dernière note de l'instrument se fit entendre et qu'un vent des ténèbres souffla, je sentis que la Maison Usher voulait que je m'éfondre avec elle.
Il y a aussi Pierre Lapointe avec moi, qui me chuchotte à l'oreille d'étranges souvenirs. Non, je ne suis pas devenue folle.
vendredi 17 avril 2009
Des nouvelles
J'écris aujourd'hui mais ce n'est pas parce que je suis redevenue heureuse. On dirait que cette rupture m'a affectée mentalement. C'est la première fois en trois semaines que j'ai le goût d'écrire. De toute façon, qui cela importe? Personne.
Je suis allée à New York dernièrement. Le soleil et le gazon vert m'ont fait du bien. Les balades dans la ville et le magasinage aussi. Je n'ai seulement pas beaucoup apprécié le samedi matin, froid et pluvieux, où le fait d'être dans l'autobus et de regarder le décor sombre et morne m'a fait réfléchir à plein de trucs auxquels je ne voulais pas avoir à penser. Oui, je m'ennuie. De lui, mais aussi de ma vie d'avant. J'étais bien. J'adorais tout ce que je vivais. Ah, et je m'ennuie de Biscuit, le chat de François. De nos soirées à quatre, des coups de téléphone, des fondues au chocolat.
La vie continue? Non. Par chance, je me suis réçemment procuré le dernier album de Pierre Lapointe, qui m'a procuré de réconfort. Je n'ai plus d'argent depuis New York. Je suis ruinée et pourtant, le 25 avril, je m'achèterai un billet pour me rendre à Montréal. J'en ai grand besoin, croyez-moi.
Je suis allée à New York dernièrement. Le soleil et le gazon vert m'ont fait du bien. Les balades dans la ville et le magasinage aussi. Je n'ai seulement pas beaucoup apprécié le samedi matin, froid et pluvieux, où le fait d'être dans l'autobus et de regarder le décor sombre et morne m'a fait réfléchir à plein de trucs auxquels je ne voulais pas avoir à penser. Oui, je m'ennuie. De lui, mais aussi de ma vie d'avant. J'étais bien. J'adorais tout ce que je vivais. Ah, et je m'ennuie de Biscuit, le chat de François. De nos soirées à quatre, des coups de téléphone, des fondues au chocolat.
La vie continue? Non. Par chance, je me suis réçemment procuré le dernier album de Pierre Lapointe, qui m'a procuré de réconfort. Je n'ai plus d'argent depuis New York. Je suis ruinée et pourtant, le 25 avril, je m'achèterai un billet pour me rendre à Montréal. J'en ai grand besoin, croyez-moi.
samedi 21 mars 2009
Vinyles et saumon
Pour ceux qui ne le savent pas, j’adore la photo, et il y a un projet que j’ai toujours voulu faire, en fait je crois que c’est lorsque j’ai écouté le film CRAZY pour la première fois que cette idée m’est venue. J’aimerais faire un shooting photo mettant en scène un homme dans une boutique de vinyles. Peut-être que ça ne vous inspire pas tout de suite, mais pour ma part, j’adore ça. Et puis lorsque je suis entré chez Platine pour la première fois, j’ai tout de suite vu la scène dans ma tête. Endroit parfait. Mannequin parfait aussi. Mais je ne sais pas, j’y ai souvent pensé, mais je ne le ferai pas. En tout cas pas cette année.
Ce soir nous sommes allés manger dans un restaurant à Québec, pour fêter le nouvel emploi de ma mère. Juste avant d’y aller, on est passé en voiture devant chez Platine, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mon projet photo. Nous avons soupé au Turf, un petit pub situé dans le Vieux Québec, j’étais assise à côté du gars du Winners, c’était très drôle. Mais en tout cas, je vous suggère fortement le tartare de saumon.
Tout ça pour dire que par la suite nous sommes allés faire un petit tour au Colisée du Livre, rue St-Jean, un endroit que j’affectionne tout particulièrement pour les tonnes de disques compacts à 7,00$ et moins, les vinyles, le coin des bouquins où on fait des trouvailles à chaque fois et bien évidemment les employés, toujours aussi sympathiques et attachants, qui sont souvent étudiants et qui ont un petit côté grano.
Et c’est là que je l’ai vu. Le mec qui travaille chez Platine. Vinyles en main (OUI, VINYLES EN MAIN !), avec sa tuque grise, et son beau visage qui me rappelle un peu trop Benoît McGinnis.
J’ai pris ça pour un signe. J’ai envoyé un texto à Camille. Je vais peut-être me louer un objectif pour mon appareil.
Ce soir nous sommes allés manger dans un restaurant à Québec, pour fêter le nouvel emploi de ma mère. Juste avant d’y aller, on est passé en voiture devant chez Platine, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mon projet photo. Nous avons soupé au Turf, un petit pub situé dans le Vieux Québec, j’étais assise à côté du gars du Winners, c’était très drôle. Mais en tout cas, je vous suggère fortement le tartare de saumon.
Tout ça pour dire que par la suite nous sommes allés faire un petit tour au Colisée du Livre, rue St-Jean, un endroit que j’affectionne tout particulièrement pour les tonnes de disques compacts à 7,00$ et moins, les vinyles, le coin des bouquins où on fait des trouvailles à chaque fois et bien évidemment les employés, toujours aussi sympathiques et attachants, qui sont souvent étudiants et qui ont un petit côté grano.
Et c’est là que je l’ai vu. Le mec qui travaille chez Platine. Vinyles en main (OUI, VINYLES EN MAIN !), avec sa tuque grise, et son beau visage qui me rappelle un peu trop Benoît McGinnis.
J’ai pris ça pour un signe. J’ai envoyé un texto à Camille. Je vais peut-être me louer un objectif pour mon appareil.
vendredi 20 mars 2009
Coeur de Pirate
19 mars 2009
The Giligans, le band en première partie de Coeur de Pirate, était très bien, j’ai aimé. Puis c’est habillée d’une robe noire digne des galas, comme une petite princesse, que Béatrice Martin est arrivée sur scène. Avec un brin d’humour dans chacune de ses phrases, elle s’adressait à la foule avec tact. L’ambiance au Théâtre Petit Champlain est toujours superbe, Jessica pourra le dire aussi, mais il y avait encore plus, jeudi, dans la petite salle de Québec. J’avais déjà été voir la chanteuse en spectacle à la Casbah, mais cela n’a rien à voir, cette fois-ci était bien mieux. C’était tellement au dessus de mes attentes!
Elle a fait sa version à elle d’Étienne D’Août, de Malajube. Sur l’album du groupe, cette chanson ne paraît pas triste mais sur les lèvres de Cœur de Pirate, et avec le piano et tout, c’était quasiment dramatique. J’ai adoré. On sentait l’émotion, c'était disons...très différent à lorsque Julien Mineau la chante en spectacle.
Elle nous a fait plusieurs chansons qui ne sont pas tirées de l’album, dont une écrite il y a trois semaines à peine, qui était sur un air country, oui oui. On dit souvent que Béatrice Martin ressemble beaucoup à Pierre Lapointe, mais ce soir-là on sentait vraiment qu’elle avait son style à elle, son monde.
Lorsqu’elle a interprété Les Bords de Mer, de Julien Doré, (chanteur français que je ne connaissais pas vraiment encore, contrairement à la moitié de la salle!) j’avais le sourire au lèvre. C’était beau, tout simplement.
J’ai déjà hâte d’y retourner.
The Giligans, le band en première partie de Coeur de Pirate, était très bien, j’ai aimé. Puis c’est habillée d’une robe noire digne des galas, comme une petite princesse, que Béatrice Martin est arrivée sur scène. Avec un brin d’humour dans chacune de ses phrases, elle s’adressait à la foule avec tact. L’ambiance au Théâtre Petit Champlain est toujours superbe, Jessica pourra le dire aussi, mais il y avait encore plus, jeudi, dans la petite salle de Québec. J’avais déjà été voir la chanteuse en spectacle à la Casbah, mais cela n’a rien à voir, cette fois-ci était bien mieux. C’était tellement au dessus de mes attentes!
Elle a fait sa version à elle d’Étienne D’Août, de Malajube. Sur l’album du groupe, cette chanson ne paraît pas triste mais sur les lèvres de Cœur de Pirate, et avec le piano et tout, c’était quasiment dramatique. J’ai adoré. On sentait l’émotion, c'était disons...très différent à lorsque Julien Mineau la chante en spectacle.
Elle nous a fait plusieurs chansons qui ne sont pas tirées de l’album, dont une écrite il y a trois semaines à peine, qui était sur un air country, oui oui. On dit souvent que Béatrice Martin ressemble beaucoup à Pierre Lapointe, mais ce soir-là on sentait vraiment qu’elle avait son style à elle, son monde.
Lorsqu’elle a interprété Les Bords de Mer, de Julien Doré, (chanteur français que je ne connaissais pas vraiment encore, contrairement à la moitié de la salle!) j’avais le sourire au lèvre. C’était beau, tout simplement.
J’ai déjà hâte d’y retourner.
mardi 17 mars 2009
Harcèlement
Putin de merde. J'ai mal partout, particulièrement aux oreilles. La matinée a été horrible. Je suis arrivée à la maison, j'ai dîné. Je me suis concocté un verre de vodka et jus de canneberges, j'en avais envie. J'ai dormi de 14:00 à 18:30 et c'était bon. Mais dès mon réveil, mon coeur palpitait et j'avais mal. En fait, toute cette histoire me stresse je crois. Je ne me sens pas bien en y pensant. C'est que demain matin, mamie se fera opérer pour son cancer du sein. Ayez une pensée.
Tout ça me pertube un peu. Ma grand-mère, je la vois comme mon modèle, et je me dis que ce sera à elle que je ressemblerai lorsque j'en serai à mes dernières années de vie, à ces années de vieillesse qui arriveront bien plus vite qu'on le pense. Je regarde tout ça aller et je me fais de la peine à moi-même. Ça ne me fait pas peur, ce cancer, seulement, ça me désole pour elle. Personne ne mérite une telle chose, mais il me semble que cette femme ne le méritait encore moins que toutes les autres. Ça me pertube, ça m'obsède, et je sens que demain sera une journée aussi triste que celle d'aujourd'hui. Je vais être forte, je vais être forte pour elle.
Tout ça me pertube un peu. Ma grand-mère, je la vois comme mon modèle, et je me dis que ce sera à elle que je ressemblerai lorsque j'en serai à mes dernières années de vie, à ces années de vieillesse qui arriveront bien plus vite qu'on le pense. Je regarde tout ça aller et je me fais de la peine à moi-même. Ça ne me fait pas peur, ce cancer, seulement, ça me désole pour elle. Personne ne mérite une telle chose, mais il me semble que cette femme ne le méritait encore moins que toutes les autres. Ça me pertube, ça m'obsède, et je sens que demain sera une journée aussi triste que celle d'aujourd'hui. Je vais être forte, je vais être forte pour elle.
lundi 16 mars 2009
Pour Myriam
La distance est à l'amour ce que le vent est au feu;
Il éteint les petits et attise les grands.
Cette phrase, entendue sur l'album LIVE de Yann Perreau, m'a fait penser à toi. Je sais que Gabriel va te manquer, que ce sera un épreuve, mais on sera avec toi. Et vous êtes tellement un couple incroyable que ça ne peut que rendre plus fort votre amour indestructible.
Il éteint les petits et attise les grands.
Cette phrase, entendue sur l'album LIVE de Yann Perreau, m'a fait penser à toi. Je sais que Gabriel va te manquer, que ce sera un épreuve, mais on sera avec toi. Et vous êtes tellement un couple incroyable que ça ne peut que rendre plus fort votre amour indestructible.
dimanche 15 mars 2009
Et je fume
Je suis épuisée, je rampe à toi
Sur la plage, près des oursins
Je veux m'imbiber de toi.
Plonge-moi dans ton océan
Toi, pur, en harmonie avec tes sens.
Prépare-nous une célébration où nous serons les seuls invités.
Sur la plage, près des oursins
Je veux m'imbiber de toi.
Plonge-moi dans ton océan
Toi, pur, en harmonie avec tes sens.
Prépare-nous une célébration où nous serons les seuls invités.
mardi 10 mars 2009
The rock tour
«Ouais, ça va s'appeller The rock tour, ou pendant que vous avez des vraies jobs». Il m'avait dit ça, samedi. Je viens de l'écouter. J'ai les larmes aux yeux, mais je ne sais pas pourquoi. C'était tellement bon, et autant le contenu que le montage et les effets. J'aimerais avoir autant de talent, c'est fou. Alexis Chartrand fait des vidéos hors de l'ordinaire.
Le 7 mars, ça aussi c'était fou. Il n'y a pas de mot. Pierre-Luc, Philippe, Alexis et Louis-José sont des hommes formidables. Ils sont généreux et patients, et je les admire réellement. Je m'en rappelle, quand j'étais chez Camille, cet été, on arrivait pas à dormir, et on parlait d'eux. D'eux mais aussi de tous ces artistes qui nous apportent ces moments inoubliables. Pas seulement Big L et son équipe mais Bonjour Brumaire, Dumas et toutes ces personnes qui nous donnent de l'amour. Elles sont notre inspiration, elles nous donnent la force de continuer et d'avancer. C'est magique, d'après moi il n'y a pas de mot pour ça.
Mais en fait, peut-être ne savent-elles même pas qu'elles ont une si grande influence dans nos vies.
Le 7 mars, ça aussi c'était fou. Il n'y a pas de mot. Pierre-Luc, Philippe, Alexis et Louis-José sont des hommes formidables. Ils sont généreux et patients, et je les admire réellement. Je m'en rappelle, quand j'étais chez Camille, cet été, on arrivait pas à dormir, et on parlait d'eux. D'eux mais aussi de tous ces artistes qui nous apportent ces moments inoubliables. Pas seulement Big L et son équipe mais Bonjour Brumaire, Dumas et toutes ces personnes qui nous donnent de l'amour. Elles sont notre inspiration, elles nous donnent la force de continuer et d'avancer. C'est magique, d'après moi il n'y a pas de mot pour ça.
Mais en fait, peut-être ne savent-elles même pas qu'elles ont une si grande influence dans nos vies.
lundi 2 mars 2009
Je regarde la neige qui tombe
Je me sens comme une merde.
Je pleure depuis tantôt.
Je pleure, je pleure, je pleure.
Bon sens, qu'est-ce que je ferais sans toi?
Tout se bouscule, tout m'énerve.
La vie me fait chier.
J'aurais juste eu besoin que tu me serres dans tes bras, et que tu me dises que tu m'aimes. C'est tout.
Je pleure depuis tantôt.
Je pleure, je pleure, je pleure.
Bon sens, qu'est-ce que je ferais sans toi?
Tout se bouscule, tout m'énerve.
La vie me fait chier.
J'aurais juste eu besoin que tu me serres dans tes bras, et que tu me dises que tu m'aimes. C'est tout.
mardi 24 février 2009
Je ne sais pas qui tu es, Dominique Tardif, mais puis-je t'épouser?
Dans le cadre du cours de Parole en public, nous avons un exposé oral à faire, mais avec une liste de sujets obligatoires. Je me disais, ça y est, ma vie est finie, les sujets vont être horribles. Heureusement, le prof a demandé l'aide d'un étudiant de l'Université de Sherbrooke, aussi collaborateur au journal Voir, Dominique Tardif, pour composer sa liste de choix de sujet.
Alors maintenant, je choisis quoi entre Bonjour Brumaire, Numéro, Omnikrom, Karkwa, Chocolat, Malajube, Les Breastfeeders, Kodiak, Caracol, BB Brunes, Avec pas d'casque, Taktika, Le Volume était au maximum, Mademoiselle K, La Descente du coude, Philippe B, Guérilla Poubelle, L'Assemblée, Alexandre Désilets, Les Chiens, El Motor, Le Husky, Navet Confit, Les Amis au Pakistan, Call me poupée, Tryo, Xavier Caféïne, David Jalbert et Coeur de Pirate?
Oh mon dieu.
Alors maintenant, je choisis quoi entre Bonjour Brumaire, Numéro, Omnikrom, Karkwa, Chocolat, Malajube, Les Breastfeeders, Kodiak, Caracol, BB Brunes, Avec pas d'casque, Taktika, Le Volume était au maximum, Mademoiselle K, La Descente du coude, Philippe B, Guérilla Poubelle, L'Assemblée, Alexandre Désilets, Les Chiens, El Motor, Le Husky, Navet Confit, Les Amis au Pakistan, Call me poupée, Tryo, Xavier Caféïne, David Jalbert et Coeur de Pirate?
Oh mon dieu.
dimanche 22 février 2009
Une trame sonore digne de l'explosion de la fusée Challenger, un champ de supporters le soir d'une finale
Une pose dans le lit. Cigarette aux lèvres. Grand verre de whisky. Soirée rouge à lèvre. Joie intense. Nouvel album de Numéro# en avril. Je déteste la bande-annonce qu'ils ont inventée pour promouvoir tout ça, mais je sais qu'ils nous surprendront, que cet album sera trop trop trop stylé.
mardi 17 février 2009
J'envie toutes les Luna de ce monde
Je mange un citron très amer, je réfléchis, je me demande pourquoi personne n'a jamais écrit de chanson à mon nom. Je regardais des vidéoclips de Malajube tout à l'heure, et je suis tombée par hasard sur un ancien vidéo de P45, intitulée Dans ta cuisine, Tricot Machine. Cet été, je l'avais regardé au moins 30 fois, tellement que j'en avais hâte à l'hiver. Le concept de l'émission est d'aller interviewer et d'entendre des chansons des artistes, mais chez eux, dans leur salon.
L'émission avec Tricot Machine est adorable. J'adore leur appartement grano aux couleurs pastels. Vive les pièces bordéliques. Et biensûr que dire de Matthieu et Catherine. Ils semblent tellement amoureux dans l'émission. Et ils se complètent bien.
Les textes sur l'album de Tricot Machine sont très jolis. Les meilleurs ont selon moi été écrits par Daniel Beaumont. J'aimerais tellement rencontrer cet homme, un jour. Je pense l'avoir croisé à l'Adisq cet hiver, mais je n'en suis pas certaine. J'étais trop concentré sur Pierre Lapointe.
L'émission avec Tricot Machine est adorable. J'adore leur appartement grano aux couleurs pastels. Vive les pièces bordéliques. Et biensûr que dire de Matthieu et Catherine. Ils semblent tellement amoureux dans l'émission. Et ils se complètent bien.
Les textes sur l'album de Tricot Machine sont très jolis. Les meilleurs ont selon moi été écrits par Daniel Beaumont. J'aimerais tellement rencontrer cet homme, un jour. Je pense l'avoir croisé à l'Adisq cet hiver, mais je n'en suis pas certaine. J'étais trop concentré sur Pierre Lapointe.
lundi 16 février 2009
Anaphore
J'aime pouvoir respirer ta peau douce et chaude
Ou quand tu me regardes avec tes grands yeux bleus
Quand je t'embrasse dehors sous les flocons
Quand tu détestes tout ce qui est conventionnel
Quand tu ris, parce que ça me rend heureuse
Quand tu me laisses porter ta chemise pour la nuit
Quand tu mets du Gatineau dans l'auto.
Ou quand tu me regardes avec tes grands yeux bleus
Quand je t'embrasse dehors sous les flocons
Quand tu détestes tout ce qui est conventionnel
Quand tu ris, parce que ça me rend heureuse
Quand tu me laisses porter ta chemise pour la nuit
Quand tu mets du Gatineau dans l'auto.
dimanche 15 février 2009
Le serpent cesse de se cacher sous les fleurs
Deux dans ce léger matin
Fous d'amour décor serein
Doux sans piège malin
Saouls de chair et de bon vin
Premier ver que j'ai lu dans le chef d'oeuvre Perreau & La Plume, de Yann Perreau. Je l'avais acheté avec Raphaëlle, au Salon Du Livre de Montréal. Je l'avais déballé avec un quasi orgasme, mon coeur qui battait à deux cent mille à l'heure. Je voulais m'abreuver de toutes les lettres, une par une. Tout semblait parfait en ces pages. Et j'avais raison. Je crois bien l'avoir feuilleté au moins huit fois par semaine, depuis que je le possède dans ma bibliothèque. C'est une Bible. C'est magnifique, c'est à lire absolument. Tout y est pensé, retravaillé encore et encore. Certains passages sont mêmes très personnels et c'est presque gênant de les lire, mais tellement bon.
Perreau. L'un des artistes que j'admire le plus pour l'écriture, mais aussi pour la musique. Le meilleur de ses DC est probablement le dernier sorti, un album Live. Mais pour l'instant, j'ai hâte au 24 mars. Un serpent sous les fleurs sortira, et avec tous les voyages qu'il a fait cet été, on est certain d'avoir un album aussi fou que les autres.
Fous d'amour décor serein
Doux sans piège malin
Saouls de chair et de bon vin
Premier ver que j'ai lu dans le chef d'oeuvre Perreau & La Plume, de Yann Perreau. Je l'avais acheté avec Raphaëlle, au Salon Du Livre de Montréal. Je l'avais déballé avec un quasi orgasme, mon coeur qui battait à deux cent mille à l'heure. Je voulais m'abreuver de toutes les lettres, une par une. Tout semblait parfait en ces pages. Et j'avais raison. Je crois bien l'avoir feuilleté au moins huit fois par semaine, depuis que je le possède dans ma bibliothèque. C'est une Bible. C'est magnifique, c'est à lire absolument. Tout y est pensé, retravaillé encore et encore. Certains passages sont mêmes très personnels et c'est presque gênant de les lire, mais tellement bon.
Perreau. L'un des artistes que j'admire le plus pour l'écriture, mais aussi pour la musique. Le meilleur de ses DC est probablement le dernier sorti, un album Live. Mais pour l'instant, j'ai hâte au 24 mars. Un serpent sous les fleurs sortira, et avec tous les voyages qu'il a fait cet été, on est certain d'avoir un album aussi fou que les autres.
mercredi 11 février 2009
Maladie
Il fait froid dehors, la pluie claque sur les vitres de la fenêtre de ma chambre, comme des balles. Les arbres semblent se tasser les uns contre les autres. C'est la tempête et en moi aussi. Je sais déjà que je vais passer une mauvaise nuit. C'est inévitable. Je suis si impuissante envers tout, ces temps-ci. J'ai tant besoin de toi, et ça me fait peur. C'est tout nouveau pour moi.
Je suis imparfaite, et je m'en excuse. Apprends-moi comment aimer.
Je suis imparfaite, et je m'en excuse. Apprends-moi comment aimer.
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